Documentaire « Blood in the mobile »

Un article depuis novembre 2010, c’est temps !
Mais il ne concerne pas directement le thème du blog. En fait il est plus lié aux téléphones mobiles et aux ordinateurs.

J’ai récemment vu un documentaire passé sur ARTE début février 2011 qui s’intitulait Blood in the mobile. Malheureusement on ne peut plus le voir sur le site d’ARTE 😦 C’est bien dommage qu’il ne soit pas plus accessible au public d’ailleurs. Edit : Grâce à un commentaire de soupaloignon j’apprends qu’il est actuellement disponible sur Youtube. Vidéo supprimée (edit du 11 avril 2011)
C’est un documentaire d’une cinquantaine de minutes dont voici le résumé issu du site videos d »ARTE :

Comme des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, le cinéaste Frank Poulsen possède un mobile Nokia. Or, il a entendu dire que le commerce du coltan, un métal rare qui entre dans la composition des téléphones portables et que les fabricants achètent à prix d’or, est au coeur de la guerre en RDC, l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 5 millions de morts. Il veut en avoir le coeur net.

Et l’enquête de Poulsen sur le terrain est édifiante : il découvre entre autres dans la plus grande mine du Kivu des enfants qui, sous le contrôle de groupes armés, passent des journées entières dans des galeries étroites et extraient le minerai radioactif à mains nues.

Mais de retour en Europe, il n’obtient pas de réponse à ces questions lancinantes : est-ce que, en tant qu’acheteur d’un mobile Nokia, je contribue à alimenter la guerre et ses ravages ? Quelle est la responsabilité du plus grand constructeur de mobiles au monde dans ce conflit ?


Ce documentaire est édifiant et très instructif.
Je ne savais que de tels matériaux étaient utilisé dans les téléphones mobiles, mais surtout je ne savais pas dans quelles conditions ils étaient extraits et quels cercles vicieux cela entretenait !

Dans ce reportage, j’ai également découvert deux organisations/associations :

* Global Witness : http://www.globalwitness.org/about-us

Global Witness est une ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles (pétrole, bois, diamants) des pays en développement (PVD) et la corruption politique qui l’accompagne.

Les principales campagnes de Global Witness

* Affaire du trafic d’armes vers l’Angola (Angolagate)
* La compagnie nationale de pétrole congolais que dirige Denis Gokana
* Les diamants de conflits et le processus de Kimberley
* Les compagnies de courtage pétrolier comme Glencore
* Le processus des préfinancements pétroliers

Source : wikipedia

et

* Raise Hope for Congo une campagne parmi d’autres d’Enough (une association qui lutte contre les génocides humains) dont John Prendergast que l’on voit intervewé dans le documentaire est co-fondateur.

Pour un peu plus d’infos : http://www.test-mobile.fr/actualites/blood-in-the-mobile-documentaire-sur-le-financement-de-la-guerre-au-congo-par-lindustrie-electronique-014283/

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5 réflexions sur “Documentaire « Blood in the mobile »

  1. dhoko dit :

    Obligé d’aller le chercher du coté obscur^^
    Documentaire interessant même si il ne montre qu’une partie du problème. Il aurait tendance à accuser Nokia et autres… heu ils ne sont qu’a moitié responsable.

    Ce sont des « assembleurs » de composants fabriqué par des sous traitant qui eux achètent ces métaux.

    Par contre la façon dont on les exploites est dégueulasse… C’est des hommes quand même !

  2. daria dit :

    Merci pour ton commentaire 🙂

    Dommage qu’il faille recourir au côté osbcur de la Force ^^^pour voir des reportages de ce type

    Le documentaire ne montre qu’une partie du problème certes mais c’est quand même la partie la plus importante : la demande vient des consommateurs via les entreprises comme Nokia, Sony Ericsson and co. (qui ont suscité de nouveaux « besoins » artificiels…ce ne sont plus des téléphones mais des smartphones, ordinateurs miniatures que le grand public sollicite…)
    Les assembleurs ne sont que des sous-traitants.

    • darialalala dit :

      Malheureusement, il semble que ce documentaire ne soit pas disponible en libre accès sur le net, effectivement la vidéo de youtube est supprimée.

      C’est dommage qu’un reportage si intéressant ne soit pas « public ».

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